|
|
||||||||||
|
accueil
> expédition 2005 > projet archéologique
terrestre 2005
|
| Le projet archéologique terrestre 2005 |
||||||||||
Par Jean-Christophe Galipaud, Archéologue à lIRD Nouméa, Responsable des fouilles terrestres à Vanikoro Institut de Recherche pour le Développement Ministère délégué à la Recherche |
![]() |
|||||||||
|
TROUVER DE NOUVELLES TRACES | |||||||||
| 11 ans se seront écoulés,
avant que le camp des Français ne soit enfin
localisé. Depuis 1999 notre connaissance de l'histoire du naufrage a bien progressé. Des traces et des vestiges avaient confirmé en 1999 qu'un nombre, apparemment peu important, de survivants sétait bien installé à terre. Lun des objectifs des recherches de l'année 2000 était dagrandir la zone d'investigation, afin daugmenter les chances de trouver dautres traces évocatrices et de préciser la nature et la durée de cette installation. |
||||||||||
|
Une dernière campagne en 2003 visait à retrouver des sépultures, dans les alentours immédiats du camp La poursuite des fouilles en novembre 2000, permit de dégager une nouvelle zone occupée par les Français. Le matériel retrouvé était, comme en 1999, très fragmentaire. Certains éléments nouveaux, comme les perles de verre ou la mitraille de plomb,confirmaient cependant limpression première dune certaine organisation du camp. Tous ces vestiges renforçaient notre conviction
que des officiers et des savants, plutôt que des marins, occupaient
la zone découverte. Même si le camp des français et ses
alentours semblent avoir livrés ce qu'il restait de leurs secrets,
il reste encore beaucoup à faire sur place,
à Vanikoro et la campagne 2005 à terre sera organisée
autour de trois grands axes: |
||||||||||
|
:: Les témoignages Ils ont été nombreux, d'abord collectés par Dillon et Dumont d'Urville puis au gré des passages, jusqu'à notre dernière visite en 2003. Ces récits souvent intéressés racontent les événements les plus marquants d'une rencontre unique il y a 216 ans entre deux mondes bien différents. Pour les comprendre il faut connaître Vanikoro tels que les naufragés la découvrirent. L'enquête linguistique et éthno-historique tentera de mettre en lumière les villages et les réseaux locaux à l'époque du naufrage, les groupes et les conflits. Les langues de Vanikoro, peu documentées seront décrites et une attention particulière sera portée aux mots nouveaux ou aux emprunts qui rappelleraient le passage des marins. Les histoires ou récits traditionnels faisant référence au naufrage seront collectées dans les langues vernaculaires et transcrites.
Nous savons aujourd'hui par les travaux de fouilles que
la baie de Païou a beaucoup changé depuis le naufrage, en
raison de la sédimentation importante à l'embouchure de
la rivière Lawrence mais aussi du fait de l'activité tectonique
importante dans cette région. Les études géophysiques
réalisées en 2003 nous montrent que le cours de la rivière
n'est plus celui de 1788 et nous allons en 2005 chercher le long de l'ancien
lit des témoignages supplémentaires du camp. La zone du
récif frangeant et la côte, très érodée
feront également l'objet de recherches approfondies.
|
![]() |
||||||||
| DES TALENTS MULTIPLES | ||||||||||
|
Elle comprendra des personne de l'IRD (J C Galipaud, archéologue; J M Bore, électronicien; A. de Biran, géophysicien en accueil), du CNRS (A François, ethno-linguiste), des membres de l'Association Salomon (A Lebreus, géomètre; E Beaumont, médecin, J P Siorat, muséologue) et des volontaires du Vanuatu (Faustin Frank) et de Vanikoro (Ben Tua, étudiant en linguistique) . Cette multiplicité des compétences devrait permettre de répondre efficacement aux besoins du terrain. |
||||||||||
|
-------------------------------------------------------------------------------------- |
||||||||||
|
|