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  Le mot du chef d'état-major  
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  L'engagement de la marine nationale  
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  La marine nationale en Nouvelle Calédonie  
       
       


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La marine nationale
à la recherche des siens
Marine Nationale

Par l'amiral Jean-Louis Battet,
chef d'état-major de la marine
 
L’intérêt de la marine nationale pour l’expédition Lapérouse et pour les travaux de l’association Salomon n’est pas nouveau. Il s’explique aisément puisque plus de deux cents marins et officiers du roi périrent lors du naufrage des deux vaisseaux français la Boussole et l’Astrolabe en 1788 dans le Pacifique sud, au large de l’île de Vanikoro.
 

Depuis ce naufrage dramatique, la marine recherche les siens. Elle a organisé de nombreuses expéditions pour tenter de retrouver les disparus puis, au fil des décennies, de comprendre ce qu’il advint des navires commandés par Lapérouse.


:: D’Entrecasteaux partit le premier en 1792
à la recherche de la Boussole et l’Astrolabe.
Ensuite, grâce aux indications du capitaine irlandais Peter Dillon, qui rapporta en 1828 des objets authentiques de l’expédition et un récit indigène du double naufrage, le commandant Dumont d’Urville découvrit en 1829, dans une fausse passe d’un récif, près de Vanikoro, les restes de l’Astrolabe, avec ancres et canons, et à terre d’autres objets identifiés. Par la suite, la marine envoya régulièrement l’un de ses bâtiments stationnés à Nouméa.

:: En 1964, le patrouilleur la Dunkerquoise.
Chargé d’une nouvelle mission dans la zone de Vanikoro, avec à son bord, l’amiral de Brossard, chef du service historique de la Marine, il envoya une équipe de plongeurs. Cette expédition permit d’identifier formellement le second navire, la Boussole, dont on trouva la plaque de signature. L’année suivante, en 1965, une nouvelle expédition fut organisée par la marine nationale. Les plongeurs remontèrent des échantillons minéralogiques recueillis en 1788 par les scientifiques de la Boussole. L’analyse de ces roches permit de confirmer le passage de Lapérouse en Nouvelle-Calédonie.

:: En 1980 naquit l’association néo-calédonienne « Salomon » créée et dirigée par Alain Conan.
Cette association a entrepris six campagnes de fouilles sur les sites du naufrage, campagnes qui ont permis de découvrir de nombreux vestiges et de mieux comprendre les circonstances du drame. A chacune de ces expéditions, la marine a constamment apporté son soutien et son concours, en transportant du matériel et des hommes à bord de ses bâtiments.

:: En 1999 et en 2003.
Ce sont les patrouilleurs P400 la Moqueuse et la Glorieuse qui ont apporté depuis Nouméa un soutien logistique aux équipes de recherche déployées sur place. Ces deux dernières expéditions ont été couronnées de succès puisque la mission de 1999 a permis la découverte des restes d’un camp de survivants par l’équipe de Jean-Christophe Galipaud, archéologue terrestre de l’IRD.
En 2003, c’est un squelette quasi complet de l’un des disparus que l’on a retrouvé sur le site sous-marin de la Faille.

Ces découvertes, moments forts des deux dernières expéditions, viennent récompenser le travail, la persévérance et les efforts déployés par tous.

Ainsi, lors du dernier salon nautique qui s’est tenu à Paris en décembre 2004, j’ai décidé de remettre la coupe du chef d’état major de la marine à Messieurs Alain Conan et Yves Bourgeois pour les remercier de leur enthousiasme, leur pugnacité et leurs spectaculaires découvertes qui portent depuis de nombreuses années le mystère et la mémoire de Lapérouse et de ses compagnons.

Lorsque Alain Conan a fait part à la marine nationale de son projet de repartir une ultime fois, en 2005, sur les traces de Lapérouse, il a été immédiatement assuré de l’implication du ministère de la Défense. La marine mettra donc à la disposition de l’association Salomon le bâtiment de transport logistique Jacques Cartier qui servira pendant un mois de base vie, logistique et de soutien. Trois plongeurs du groupement des plongeurs démineurs (GPD) participeront, aux côtés des plongeurs du Département des recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines (DRASSM), aux recherches sous-marines. L’amiral François Bellec, écrivain de la marine, et John Pendray, peintre officiel de la marine, embarqueront également à bord du Jacques Cartier, afin de réaliser un carnet de voyage sur cette expédition.

Le ministère de la Défense, aux côtés du ministère de la Culture et de la Communication, et du ministère délégué à la Recherche, apportera une nouvelle fois son soutien à cette belle aventure.
Cette forte mobilisation permettra nous l’espérons tous, de percer l’énigme de la disparition de Lapérouse.

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:: Crédits photos :
> En haut à gauche : © G. Mermet
> Photo de l’amiral Jean-Louis Battet, chef-d'état major : © marine nationale

 
 
 
 
 
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